*Tekkōn (Tique, animal parasitaire), substantif masculin ou féminin, ouest germaniquevieil haut allemand :
zehho,
zeck(o), allemand :
zeckeneerlandais :
teekvieil anglais :
ticcia, anglais :
tickA comparer éventuellement à l'arménien
tiz (punaise) ou au moyen irlandais
dega (scarabée cerf-volant). Très hypothétique, notamment pour le deuxième exemple. Le français →
tique est selon toute vraisemblance un emprunt ancien à l'anglais.
*Tīwa- (Tyr, nom de divinité), nom propre, germanique communvieil haut allemand :
Ziu,
Cyovieil anglais :
Tīw,
Tīgvieux norrois :
TýrLe nom
*Tīwa- est la continuation dans le domaine linguistique germanique du terme indo-européen *
deiwós (dieu, être céleste) qui a également donné les termes latins
deus et
divus (français →
dieu,
divin), gallois
duw, lituanien
diẽvas ou avestique
daēvō (démon). La racine originelle est *
dei- (briller, resplendir). Il s'agit à l'origine du dieu celeste, le
deus pater, l'équivalent sémantique et linguistique de Ju(piter), de Zeus, du Dyaúh (pitá) védique ou du Dei-(pátyros) illyrien.
*Tīwa- est la dix-septième lettre de l'alphabet futhark.
*Tūna- (Clôture, zone enclôturée), substantif masculin, germanique communvieil haut allemand :
zūn, vieux saxon :
tūn, allemand :
zaunvieux frison :
tūn, neerlandais :
tuinvieil anglais :
tūn, anglais :
townvieux norrois :
tún, suédois :
tun, islandais :
túnLe terme fait tout de suite penser au celtique
dunon (fort, citadelle) que l'on retrouve dans la toponymie : Verodunum (Verdun), Lugdunum (Lyon), Eburodunum (Embrun), etc... De ce celtique dérivent le vieil irlandais
dún (bourg, forteresse) ou le gallois
din (place forte). On a proposé de rapprocher également du latin
fūnus (français →
funérailles,
funèbre,
funeste), ce mot étant alors envisagé comme ayant à l'origine désigné la tombe, le tertre funéraire. D'autres connexions sont proposées d'un point de vue indo-européen, mais cela demeure assez spéculatif. Le terme se rencontre dans la toponymie en Grande-Bretagne, notamment tous les noms de lieux en
-ton.
*Tusjō- (esprit malfaisant), substantif féminin, germanique communLe terme n'est connu qu'à travers le composé
→ *Hagatusjō- (sorcière, littéralement : esprit de la haie) et le norvégien
tysja (fée, vieille femme). On rapproche du lituanien
dvasià (esprit) et du gaulois
dusios (sorte de démon) que l'on retrouverait en breton
diz (diable), en romanche
dischöl ou
döschel (créature malfaisante), en wallon
dûhon et en basque
tusuri (diable). La racine serait *
dhwes- à laquelle sont apparentés d'une manière ou d'une autre, dans le domaine germanique
→ *Dula- (fou),
→ *Dwāsa- (stupide),
→ *Dusiga- (stupide, sot) et
→ *Dasan (étourdir, abasourdir).