*Maisōn (Mésange), substantif féminin, germanique communvieil haut allemand :
meisa, vieux saxon :
mēsa, allemand :
meise neerlandais :
meesvieil anglais :
māse, anglais :
(tit)mousevieux norrois :
meisingr, suédois :
mesOrigine inconnue. Le français →
mésange est issu du terme germanique. Tout comme le vieux norrois
meisingr, il présente une formation suffixale en
-ing.
*Manna- (Homme, être humain), substantif masculin, germanique commungotique :
mannabr />vieil haut allemand :
man, vieux saxon :
man, allemand :
mann vieux frison :
monn, neerlandais :
manvieil anglais :
mann(a),
monn(a), anglais :
manvieux norrois :
mađr,
mannr, suédois :
man, islandais :
mađurDe même origine indo-européenne que l'avestique
manuš et le sanscrit
mánu- (être humain). Manu est le nom de l'ancêtre de tous les êtres humains dans l'hindouisme. Dans
La Germanie de Tacite, l'ancêtre de toute la nation germanique porte le même nom : Mannus.
A rapprocher également du russe
muž (personne de sexe masculin).
Un lien étymologique avec
→ *Gumōn (Homme, être humain) est possible: simplification d'un groupe à degré zéro *
gman-ōn ?
*Manna- est également le nom de la vingtième lettre de l'alphabet futhark. Voire la formation adjectivale dérivée
→ *Manniska- (Humain).
*Manniska- (humain), adjectif, germanique commungotique :
mannisksvieil haut allemand :
men(n)isko,
mennisc(īn),
mannaschīn, vieux saxon :
mennisko,
mennisk,
mannisk, allemand :
mensch vieux frison :
mann(i)ska, neerlandais :
mensvieil anglais :
menniscvieux norrois :
mennskr, suédois :
människaFormation adjectivale sur
→ *Manna- (homme, être humain). Le sanscrit présente un couple similaire
mánuṣ- (homme, être humain) -
manuṣyà- (humain).
*Manō- (Crinière), substantif féminin, germanique communvieil haut allemand :
man(a), allemand :
mähne vieux frison :
mana,
mona, neerlandais :
manenvieil anglais :
manu, anglais :
manevieux norrois :
mon, suédois :
manSe compare (avec extension en [k]) à des mots d'origine celtique : moyen irlandais
mong et gallois
mwng (crinière). Plus lointainement, dans les langues indo-européennes, avec des mots désignant le cou.
*Marha- (Cheval), substantif masculin, germanique communvieil haut allemand : seulement dans
merahscalc (valet d'écurie)
vieil anglais :
mearhvieux norrois :
marrLes correspondants en dehors du germanique sont uniquement celtiques : vieux celtique continental
marcos, vieil irlandais
marc et gallois
march. Du point de vue indo-européen, des rapprochements ont été faits avec le vieil indien
márya- qui signifie à la fois "jeune, adolescent" et "jeune étalon". D'autres rapprochements ont également été tentés avec des termes issus de langues asiatiques : russe (emprunt au mongol)
mérin (hongre), mongol
morin, coréen
mal ou chinois
mǎ (cheval). Certains auteurs considèrent donc que l'origine du mot est à chercher du côté des steppes asiatiques.
Le français →
maréchal (originellement "valet d'écurie" puis "membre du palais en charge de la gestion des écuries") est un composé issu du germanique. Voire
→ *Skalka- pour le second élément.
*Marhī/jō- (Jument), substantif féminin, ouest-germaniquevieil haut allemand :
mer(i)ha, vieux saxon :
meriha,
meria,
merge, allemand :
mähreneerlandais :
merrievieil anglais :
mearh, anglais :
mareForme féminine sur
→ *Marha-
*Marþu- (Martre), substantif, germanique communvieil haut allemand :
mard, mardar, allemand :
mardervieux frison :
merth, neerlandais :
martervieil anglais :
mearþ, anglais :
martenvieux norrois :
morđr, suédois :
mård, islandais :
mördurLe [r] final des formes modernes allemande et néerlandaise remonte suite à un phénomène de rhotacisme à une forme ancienne germanique parallèle suffixée en [z] du même que les formes en [s] de →
*Fuchsa- et →
*Luchsa-. L'origine du mot est incertaine. Le fait que certaines langues (italien, grec, slave) aient eu tendance à utiliser des mots désignant la martre ou la belette pour désigner la jeune femme a fait supposer la possible existence d'un lien entre la forme germanique
Marþu- et le lituanien
martì (épouse, mariée). Le terme français →
martre est selon toute vraisemblance issu du germanique.
*Marwa- (Tendre, doux), adjectif, germanique commun*Murwja- (Tendre, doux), adjectif, germanique continentalvieil haut allemand :
maro,
muruwi, allemand :
mürbevieil anglais :
mearu,
meru, anglais :
mellowvieux norrois :
mǫrr, suédois :
mör, islandais :
meyrPeut-être apparenté au vieil irlandais
me(i)rb et au gallois
merw (sommeil).
*Maþōn (Asticot, ver), substantif féminin, germanique commungotique :
maþavieil haut allemand :
mado, vieux saxon :
matho, allemand :
madevieil anglais :
mađa,
mađuvieux norrois :
mađkrPeut-être à comparer avec le russe
motýl (papillon), le russe dialectal
metýl (mite, teigne), l'ukrainien
motý (papillon). Le terme
→ *Muþþōn (mite, teigne) est de même origine et probablement une formation secondaire sur
*Maþōn.
*Mǣwa- (Mouette), substantif masculin, germanique communallemand :
möweneerlandais
meeuwvieil anglais :
mǣw, anglais :
mew (archaique)
vieux norrois :
már,
mórLe français →
mouette est issue d'une forme diminutive de l'ancien français
mave transmis par le vieil anglais. Le terme est selon toute vraisemblance tiré du cri de l'oiseau. L'allemand moderne est repris au bas allemand.
*Meur-, *Maur- (Fourmi), substantif, germanique commungotique de Crimée :
mieraallemand :
miere (repris au bas allemand)
neerlandais :
mieranglais
pismire (avec
pyss = urine, à cause de l'acide formique)
vieux norrois :
maurr, suédois :
myra, islandais :
maurOn trouve dans les autres langues indo-européennes des termes apparentés, bien que morphologiquement différents : grec ancien
mýrmēx, avestique
maoiri, vieil irlandais
moirb, vieux russe
morovij et plus lointainement vieil indien
vamrá, latin
formīca. La racine indo-européenne reconstituée est *
morwi-.
*Mugjōn (Moustique), substantif féminin, germanique communvieil haut allemand :
mugga,
muck, vieux saxon :
muggia, allemand :
mückevieil anglais :
mycg,
myggvieux suédois :
muggaSelon toute vraisemblance un dérivé de
→ *Muhja- suivant le même phénomène qu'en vieil indien :
máks- (essaim de moustiques),
máksā- ou
máksikā- (moustique).
*Muhja- (Essaim de moustiques), substantif neutre, nord germaniquevieux norrois :
mý, vieux suédois :
mýg (avec changement gramatical)
Correspond au vieil indien :
máks- (essaim de moustiques). Vraisemblablement, non pas un dérivé de la racine *
mus- (latin
mūsca, français →
mouche,
moustique), mais plutôt d'une racine *
mek- (vieil indien
maśáka-, lituanien
mašala(s),
makatas). Voire
→ *Mugjōn.
*Muniwō- (Poisson, sorte d'aspe ou de chevesne), féminin, germanique continental
vieil haut allemand : muniwa, munuwa, allemand : münne, munne
*Murg(e)na- (Matin), substantif masculin, germanique commungotique :
maurginsvieil haut allemand :
morgan, vieux saxon :
morgan, allemand :
morgenvieux frison :
morgen,
mergen,
morn,
mern, néerlandais :
morgenvieil anglais :
morgen,
mer(i)gen, anglais :
morrow,
morningvieux norrois :
morginn,
morgunn,
myrginn,
merginn, suédois :
morgon, islandais :
morgunLe sens originel semble avoir été "crépuscule", "aube". Le terme se compare avec des mots slaves, par exemple avec le vieux tchèque
mrknúti (commencer à faire jour/nuit). On évoque une racine indo-européenne *
merk- (scintiller, étinceler) que l'on retrouve dans le vieil irlandais
mrecht (bigarré) ou dans le lituanien
mérkti (cligner). Le terme le plus proche sémantiquement demeure le sanscrit
márīci- (rayon de lumière). Au final tous ces rapprochements demeurent hypothètiques. Voire
→ *Murgnagebō- (cadeau de l'époux à l'épouse au lendemain de la nuit de noces).
L'anglais moderne
morning est à analyser comme
morn + suffixe
-ing.
*Murgnagebō- (Cadeau de l'époux à l'épouse au lendemain de la nuit de noces), substantif féminin, germanique communvieil haut allemand :
morganegiba, allemand :
morgengabelombard :
morgincapvieux norrois :
morgingjǫfComposé entre
→ *Murg(e)na- (matin) et
→ *Gebō- (don, cadeau).
*Mūs- (Souris), substantif féminin, germanique communvieil haut allemand :
mūs, vieux saxon :
mūs, allemand :
mausvieux frison :
mūsvieil anglais :
mūs, anglais :
mousevieux norrois :
músIssu de la racine indo-européenne *
mūs-. Se compare directement au vieil indien
mūh /
mūsa-, au vieux slave
myšĭ, au grec
mys ou au latin
mūs (français →
musaraigne). Intéressant est le lien existant avec des mots désignant les muscles en germanique, grec et latin. Voire
→ *Mūs-.
*Mūs- (Muscle), substantif, ouest germaniquevieil haut allemand :
mūsvieil anglais :
mūsIssu de la racine indo-européenne *
mūs-. Le terme a probablement été évincé par des mots issus du latin
mūsculus en raison d'une homonymie devenue génante avec le mot utilisé pour désigner la souris. Il ne fait pas de doute que les deux termes sont liés, d'ou l'existence d'homonymies à la fois en germanique (*
mūs-/*
mūs-), en latin (
mūs/
mūsculus) et en grec (
mys/
mys). Le latin
mūsculus ne signifie d'ailleurs rien d'autres que "petite souris". On fait parfois le raprochement avec une racine indo-européenne *
meuə- (pousser, mouvoir) qui a par exemple donnée le latin
movēre (d'où le français →
mouvoir), sans certitudes. Voire
→ *Mūs-.
*Muþþōn (Mite, teigne), substantif féminin, germanique commun allemand :
mottenéerlandais :
motvieil anglais :
mođđe, anglais :
mothvieux norrois :
motti, suédois :
mottSupposément formation à degré nul et gémination expressive de même origine que
→ *Maþōn (asticot, ver). La forme allemande moderne est reprise au bas allemand.